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Entrevue - 04/03/10 de French Cowboy
interviews
Après la parenthèse Share
Horses (2008), enregistré avec la chanteuse Lisa Li-Lund, Federico
Pellegrini a recentré French Cowboy autour de ses trois piliers historiques,
d’anciens Little Rabbits devenus parmi les musiciens les plus courtisés de
l’Hexagone. Avec le bien nommé (Isn’t My
Bedroom) A Masterpiece, le quatuor nantais d’adoption franchit un nouveau
palier discographique. Une pièce de choix composé par un chanteur casanier et
un peu à l’Ouest, qui n’hésite pas à se mettre en scène dans des vidéos drolatiques. [Interview Franck Vergeade].
BABY FACE NELSON
C’est un nom qui correspond vraiment à une époque, autrement dit l’album avec Helena (ndlr. Dillinger Girl & “Baby Face” Nelson Bang!, 2006) et le premier French Cowboy (ndlr. Baby Face Nelson Was A French Cowboy, 2007) puisqu’il y avait quelques morceaux en résonance. On ne savait pas trop comment baptiser ce projet à quatre mains et en séjournant à l’Hôtel Congress de Tucson, j’ai découvert dans les toilettes ces posters<
JIM WATERS
Il fait le pont entre The Little Rabbits et la suite. Lorsqu’on a cherché un producteur pour Grand Public (1996), il s’est avéré que Jim Waters n’en était pas un : il est davantage ingénieur du son. Avec lui, nous avons enregistré cinq albums. Pour le disque avec Helena, j’ai naturellement pensé à lui. Jim est comme un frère. Quand je pars à Tucson, j’habite désormais chez lui. Aujourd’hui, je ne cherche pas de producteur. Ça me tient à cœur d’aller au bout des chansons. En arrivant dans son studio, je lui apporte mes bandes – ou plutôt mon disque dur, comme on dit aujourd’hui –, et je le laisse mixer jusqu’à un certain point où on travaille en ping-pong. Pourrai-je faire un disque sans lui ? Certainement, mais je ne suis pas persuadé que ça m’intéresse. Je considère naturellement Jim Waters comme le cinquième French Cowboy. Et si nous n’avons pas assez d’argent pour enregistrer en Arizona, je tiens à mixer là-bas. D’autant que j’aime bien m’isoler dans cette dernière phase d’un album qui demande toujours une extrême concentration. Un jour, j’aimerais bien écrire à Tucson, j’y ai tous mes repères.
A TRIBUTE TO
Je suis avant tout fan de musique, et j’ai souvent tendance à trouver les chansons des autres meilleures que les miennes. Comme j’adore chanter, j’aime bien m’immiscer dans des répertoires et m’approprier des univers étrangers. Pour le blog du magazine nantais Kostar, j’avais enregistré des tribute à Grandaddy, Lou Reed, The Smiths, Amy Winehouse et The Clash. L’exercice était d’autant plus excitant que je m’étais imposé de livrer cinq reprises par semaine. Si je devais enregistrer, un jour, un album en hommage à un groupe, ce serait certainement The Clash. J’hésiterai entre la moitié de Combat Rock (1982) et Sandinista (1980), un disque que j’ai tellement décortiqué que j’en connais les paroles par cœur. J’y reviens régulièrement.
SHARE HORSES
C’était ma manière de partager les chevaux avec Lisa Li-Lund, qui est d’ailleurs plutôt un poney. (Sourire.) Cette aventure s’est passée comme j’envisage de faire des disques, c’est-à-dire très vite. Après une affiche que nous avions partagée ensemble dans une chapelle près de Marseille, j’avais été scotché par sa voix, mais je n’avais pas osé lui parler. À la fin du concert de French Cowboy, elle est venue nous féliciter et nous avons lancé l’idée d’une collaboration. Dans le cadre d’une résidence à la Coopérative de Mai à Clermont-Ferrand, nous avons invité Lisa et l’album a dû paraître seulement six mois après notre première rencontre. Et cette parution si rapide de Share Horses (2008) a été permise par l’autonomie et la souplesse de notre structure, Havalina Records. C’est un luxe de pouvoir sortir des albums lorsqu’ils sont encore d’actualité dans la tête de leurs auteurs. À l’époque des Rabbits, j’avais été parfois frustré d’attendre trop longtemps une sortie commerciale. Cela dit, Barclay nous aimait bien parce que nous aurions dû être virés bien avant. Après chaque album, nous restions toujours un groupe en développement. (Sourire.)
VOIX
Ce qui m’intéresse avant tout dans la musique, c’est la juxtaposition des voix. De toute façon, je n’ai guère le choix, car je n’ai jamais pris le temps de devenir ne serait-ce qu’un guitariste moyen. Certes, je sais à peu près jouer tous les accords mineurs et majeurs, mais les autres ne m’intéressent pas plus que cela. Je m’amuse donc avec les mélodies, les rythmes et les voix. Je considère d’ailleurs que tout le monde peut chanter. Il n’est pas nécessaire de prendre des cours de chant pour s’y essayer. J’adore les harmonies vocales et j’aime bien ma voix avec des filles. Le mélange est, de mon point de vue, souvent heureux.
VIDÉOS
Tu parles des autofilmages que je poste sur le Web ? (Rires.) Comme la musique, la vidéo est un langage. Avec un appareil photo et un ordinateur, je suis autonome pour tourner et monter ces vidéos promotionnelles à la maison. Pas besoin d’un éclairagiste ni d’un chef opérateur… ça correspond bien à l’ère d’Internet. J’ai d’autres projets débiles, même si je ne les mets pas tous en ligne. Tant que ça me fait rire, je continuerai. Sans argent, on ne peut pas prétendre à des campagnes d’affichage dans le métro, alors on fait de la promotion comme on peut. Comme disait le slogan, on n’a pas de pétrole, mais on a des idées. Finalement, c’est un mal pour un bien. Au départ, j’envisageais de tourner une vidéo pour les quinze titres de l’album. Faute de temps, peut-être ne pourrai-je aller jusqu’au bout de mon projet. Pour parler de la dernière vidéo, je suis retombé sur ce morceau en français, Supermarché. J’étais le seul à vouloir l’inclure sur le nouveau disque – la version anglaise figure sur Baby Face Nelson Was A French Cowboy. Un soir, ma fille m’a mis cette perruque sur la tête et avec la veste en jean que je portais, je ressemblais à un vague Ramones, très vague… (Rires.) J’ai donc fait le pont avec la chanson, en tournant cette fausse interview dans mon salon. Lorsque je tourne, il ne peut y avoir personne d’autre dans la pièce car j’ai peur avec les mots.
NANTES
On nous considère souvent comme un groupe nantais, alors que nous avons commencé en Vendée. Si je déménage un jour de Nantes, ce sera certainement pour vivre dans un autre pays. Je crois que j’aurais du mal à habiter dans une autre ville française. À Nantes, je me sens tellement bien et on commence à avoir une bande de potes, constituée de jeunes musiciens qui jouent dans Papier Tigre, Belone Quartet, etc. La scène musicale nantaise est très excitante, il y a plein de groupes, de labels actifs et aucun clan. Aux débuts des Little Rabbits, nous aurions rêvé d’être à ce point brillants et décomplexés. Avec Dominique A ou Katerine, nous étions atypiques par rapport au paysage hexagonal. Nous ne savions même pas faire un solo de guitare…
(ISN’T MY BEDROOM) A MASTERPIECE
Étant très casanier, j’écris tout dans ma chambre. D’où le titre de ce troisième album. Pour chaque chanson, je serai capable de me remettre en situation, en te disant précisément quel mur je regardais. J’assume complètement ce côté claustrophobe, qui a été altéré par un enregistrement dans un gîte perdu aux fins fonds du Morbihan. J’avais emporté mon walkman avec toutes les démos que j’avais composées. Je présentais chaque squelette de chanson aux gars, puis nous enregistrions dans la foulée – l’idée étant de garder chaque partie de guitare, de basse ou de batterie que nous trouvions en premier. Une fois mes voix posées, j’ai sollicité quatre filles qui appartiennent à l’association nantaise Yamoy pour assurer les chœurs. Je les avais rencontrées dans le cadre ma tournée solo, Lonesome French Cowboy. Elles sont très réactives et brillantes. De toute façon, la présence féminine s’imposait avec un titre comme (Isn’t My Bedroom) A Masterpiece.
RUBIN STEINER
Mon prochain acolyte pour l’autre formule scénique puisque Gaëtan, Stéphane et Éric sont occupés par la tournée de Jeanne Cherhal, une autre Nantaise. Or, je ne me voyais pas les attendre pour faire vivre ce nouvel album sur scène, ni monter un autre groupe identique. Comme moi, Rubin Steiner aime bien les morceaux qui dansent. Nous serons donc trois sur scène, avec Caroline Aubert, l’une des quatre choristes. Le principe sera de jouer vintage. Aucun concert ne devra ressembler à un autre – ce n’est pas du karaoké. Nous sommes en train d’élaborer un système qui nous permettra de lancer des boucles directement sur scène. Bien sûr, on ne pourra pas réinterpréter tous les morceaux du disque, mais on piochera dans tout le répertoire de French Cowboy, voire même dans l’album avec Helena. Je vis cela comme le début d’une nouvelle aventure. D’autant que nous donnerons, avec les garçons, des concerts de French Cowboy dans la formule que les gens connaissent.
PULP
La chanson It’s A Question Of Time est purement et simplement mon hommage à Pulp. (Rires.) Je l’ai écrite à une période où j’amusais à reprendre des chansons de Pulp. À force de m’imprégner du répertoire de Jarvis Cocker, j’ai forcément repris des tics de son phrasé. Je me souviens encore du jour où j’ai découvert l’album Separations (1992) de Pulp, ça venait de nulle part. Et puis, j’adorais lire les interviews de Jarvis Cocker dans lesquelles il racontait qu’il deviendrait une superstar alors que lui seul y croyait. Je garde aussi en mémoire des concerts fantastiques, quelle présence et quelle énergie sur scène avait-il sur scène.
AVENIR
Sur le principe de la tournée en solo, j’ai maquetté des nouvelles chansons, en improvisant sur des boucles. J’aime bien ce qu’il s’en dégage, même si les paroles ne sont pas encore écrites. Au bout de six ou huit titres, je verrais si je les balance seulement sur le MySpace ou si je les sors dans le commerce. J’ai aussi envie d’enregistrer un disque avec les quatre chanteuses de l’album parce qu’elles forment une chorale qui m’inspire. J’imagine assez bien une musique de feu de camp. Peut-être sera-ce trop gnangnan, mais j’ai au moins envie d’essayer. C’était ton dernier mot ?
BABY FACE NELSON
C’est un nom qui correspond vraiment à une époque, autrement dit l’album avec Helena (ndlr. Dillinger Girl & “Baby Face” Nelson Bang!, 2006) et le premier French Cowboy (ndlr. Baby Face Nelson Was A French Cowboy, 2007) puisqu’il y avait quelques morceaux en résonance. On ne savait pas trop comment baptiser ce projet à quatre mains et en séjournant à l’Hôtel Congress de Tucson, j’ai découvert dans les toilettes ces posters
JIM WATERS
Il fait le pont entre The Little Rabbits et la suite. Lorsqu’on a cherché un producteur pour Grand Public (1996), il s’est avéré que Jim Waters n’en était pas un : il est davantage ingénieur du son. Avec lui, nous avons enregistré cinq albums. Pour le disque avec Helena, j’ai naturellement pensé à lui. Jim est comme un frère. Quand je pars à Tucson, j’habite désormais chez lui. Aujourd’hui, je ne cherche pas de producteur. Ça me tient à cœur d’aller au bout des chansons. En arrivant dans son studio, je lui apporte mes bandes – ou plutôt mon disque dur, comme on dit aujourd’hui –, et je le laisse mixer jusqu’à un certain point où on travaille en ping-pong. Pourrai-je faire un disque sans lui ? Certainement, mais je ne suis pas persuadé que ça m’intéresse. Je considère naturellement Jim Waters comme le cinquième French Cowboy. Et si nous n’avons pas assez d’argent pour enregistrer en Arizona, je tiens à mixer là-bas. D’autant que j’aime bien m’isoler dans cette dernière phase d’un album qui demande toujours une extrême concentration. Un jour, j’aimerais bien écrire à Tucson, j’y ai tous mes repères.
A TRIBUTE TO
Je suis avant tout fan de musique, et j’ai souvent tendance à trouver les chansons des autres meilleures que les miennes. Comme j’adore chanter, j’aime bien m’immiscer dans des répertoires et m’approprier des univers étrangers. Pour le blog du magazine nantais Kostar, j’avais enregistré des tribute à Grandaddy, Lou Reed, The Smiths, Amy Winehouse et The Clash. L’exercice était d’autant plus excitant que je m’étais imposé de livrer cinq reprises par semaine. Si je devais enregistrer, un jour, un album en hommage à un groupe, ce serait certainement The Clash. J’hésiterai entre la moitié de Combat Rock (1982) et Sandinista (1980), un disque que j’ai tellement décortiqué que j’en connais les paroles par cœur. J’y reviens régulièrement.
SHARE HORSES
C’était ma manière de partager les chevaux avec Lisa Li-Lund, qui est d’ailleurs plutôt un poney. (Sourire.) Cette aventure s’est passée comme j’envisage de faire des disques, c’est-à-dire très vite. Après une affiche que nous avions partagée ensemble dans une chapelle près de Marseille, j’avais été scotché par sa voix, mais je n’avais pas osé lui parler. À la fin du concert de French Cowboy, elle est venue nous féliciter et nous avons lancé l’idée d’une collaboration. Dans le cadre d’une résidence à la Coopérative de Mai à Clermont-Ferrand, nous avons invité Lisa et l’album a dû paraître seulement six mois après notre première rencontre. Et cette parution si rapide de Share Horses (2008) a été permise par l’autonomie et la souplesse de notre structure, Havalina Records. C’est un luxe de pouvoir sortir des albums lorsqu’ils sont encore d’actualité dans la tête de leurs auteurs. À l’époque des Rabbits, j’avais été parfois frustré d’attendre trop longtemps une sortie commerciale. Cela dit, Barclay nous aimait bien parce que nous aurions dû être virés bien avant. Après chaque album, nous restions toujours un groupe en développement. (Sourire.)
VOIX
Ce qui m’intéresse avant tout dans la musique, c’est la juxtaposition des voix. De toute façon, je n’ai guère le choix, car je n’ai jamais pris le temps de devenir ne serait-ce qu’un guitariste moyen. Certes, je sais à peu près jouer tous les accords mineurs et majeurs, mais les autres ne m’intéressent pas plus que cela. Je m’amuse donc avec les mélodies, les rythmes et les voix. Je considère d’ailleurs que tout le monde peut chanter. Il n’est pas nécessaire de prendre des cours de chant pour s’y essayer. J’adore les harmonies vocales et j’aime bien ma voix avec des filles. Le mélange est, de mon point de vue, souvent heureux.
VIDÉOS
Tu parles des autofilmages que je poste sur le Web ? (Rires.) Comme la musique, la vidéo est un langage. Avec un appareil photo et un ordinateur, je suis autonome pour tourner et monter ces vidéos promotionnelles à la maison. Pas besoin d’un éclairagiste ni d’un chef opérateur… ça correspond bien à l’ère d’Internet. J’ai d’autres projets débiles, même si je ne les mets pas tous en ligne. Tant que ça me fait rire, je continuerai. Sans argent, on ne peut pas prétendre à des campagnes d’affichage dans le métro, alors on fait de la promotion comme on peut. Comme disait le slogan, on n’a pas de pétrole, mais on a des idées. Finalement, c’est un mal pour un bien. Au départ, j’envisageais de tourner une vidéo pour les quinze titres de l’album. Faute de temps, peut-être ne pourrai-je aller jusqu’au bout de mon projet. Pour parler de la dernière vidéo, je suis retombé sur ce morceau en français, Supermarché. J’étais le seul à vouloir l’inclure sur le nouveau disque – la version anglaise figure sur Baby Face Nelson Was A French Cowboy. Un soir, ma fille m’a mis cette perruque sur la tête et avec la veste en jean que je portais, je ressemblais à un vague Ramones, très vague… (Rires.) J’ai donc fait le pont avec la chanson, en tournant cette fausse interview dans mon salon. Lorsque je tourne, il ne peut y avoir personne d’autre dans la pièce car j’ai peur avec les mots.
NANTES
On nous considère souvent comme un groupe nantais, alors que nous avons commencé en Vendée. Si je déménage un jour de Nantes, ce sera certainement pour vivre dans un autre pays. Je crois que j’aurais du mal à habiter dans une autre ville française. À Nantes, je me sens tellement bien et on commence à avoir une bande de potes, constituée de jeunes musiciens qui jouent dans Papier Tigre, Belone Quartet, etc. La scène musicale nantaise est très excitante, il y a plein de groupes, de labels actifs et aucun clan. Aux débuts des Little Rabbits, nous aurions rêvé d’être à ce point brillants et décomplexés. Avec Dominique A ou Katerine, nous étions atypiques par rapport au paysage hexagonal. Nous ne savions même pas faire un solo de guitare…
(ISN’T MY BEDROOM) A MASTERPIECE
Étant très casanier, j’écris tout dans ma chambre. D’où le titre de ce troisième album. Pour chaque chanson, je serai capable de me remettre en situation, en te disant précisément quel mur je regardais. J’assume complètement ce côté claustrophobe, qui a été altéré par un enregistrement dans un gîte perdu aux fins fonds du Morbihan. J’avais emporté mon walkman avec toutes les démos que j’avais composées. Je présentais chaque squelette de chanson aux gars, puis nous enregistrions dans la foulée – l’idée étant de garder chaque partie de guitare, de basse ou de batterie que nous trouvions en premier. Une fois mes voix posées, j’ai sollicité quatre filles qui appartiennent à l’association nantaise Yamoy pour assurer les chœurs. Je les avais rencontrées dans le cadre ma tournée solo, Lonesome French Cowboy. Elles sont très réactives et brillantes. De toute façon, la présence féminine s’imposait avec un titre comme (Isn’t My Bedroom) A Masterpiece.
RUBIN STEINER
Mon prochain acolyte pour l’autre formule scénique puisque Gaëtan, Stéphane et Éric sont occupés par la tournée de Jeanne Cherhal, une autre Nantaise. Or, je ne me voyais pas les attendre pour faire vivre ce nouvel album sur scène, ni monter un autre groupe identique. Comme moi, Rubin Steiner aime bien les morceaux qui dansent. Nous serons donc trois sur scène, avec Caroline Aubert, l’une des quatre choristes. Le principe sera de jouer vintage. Aucun concert ne devra ressembler à un autre – ce n’est pas du karaoké. Nous sommes en train d’élaborer un système qui nous permettra de lancer des boucles directement sur scène. Bien sûr, on ne pourra pas réinterpréter tous les morceaux du disque, mais on piochera dans tout le répertoire de French Cowboy, voire même dans l’album avec Helena. Je vis cela comme le début d’une nouvelle aventure. D’autant que nous donnerons, avec les garçons, des concerts de French Cowboy dans la formule que les gens connaissent.
PULP
La chanson It’s A Question Of Time est purement et simplement mon hommage à Pulp. (Rires.) Je l’ai écrite à une période où j’amusais à reprendre des chansons de Pulp. À force de m’imprégner du répertoire de Jarvis Cocker, j’ai forcément repris des tics de son phrasé. Je me souviens encore du jour où j’ai découvert l’album Separations (1992) de Pulp, ça venait de nulle part. Et puis, j’adorais lire les interviews de Jarvis Cocker dans lesquelles il racontait qu’il deviendrait une superstar alors que lui seul y croyait. Je garde aussi en mémoire des concerts fantastiques, quelle présence et quelle énergie sur scène avait-il sur scène.
AVENIR
Sur le principe de la tournée en solo, j’ai maquetté des nouvelles chansons, en improvisant sur des boucles. J’aime bien ce qu’il s’en dégage, même si les paroles ne sont pas encore écrites. Au bout de six ou huit titres, je verrais si je les balance seulement sur le MySpace ou si je les sors dans le commerce. J’ai aussi envie d’enregistrer un disque avec les quatre chanteuses de l’album parce qu’elles forment une chorale qui m’inspire. J’imagine assez bien une musique de feu de camp. Peut-être sera-ce trop gnangnan, mais j’ai au moins envie d’essayer. C’était ton dernier mot ?