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Le Ciel Peut Attendre,
annonçait, en 1943, le chef-d’œuvre mélodramatique d’Ernst Lubitsch. Plus
question de se tourner les pouces, il est bien là, à notre porte, sous la forme
d’une chanson tout aussi sensuelle que la vie menée par le personnage du film
précité. Ponctuée d’un air naïf au clavier et emportée par une boucle de
guitare forcément éthérée, cette nouvelle émission de The Radio Dept. diffuse
une brise de chaleur estivale sur ce morne hiver misérabiliste. Tout entier
tourné vers la contemplation simple, précieuse et mélancolique de l’objet du
désir, Heaven’s On Fire lance un pavillon céleste entre The Style
Council et The Sundays, tandis que la douce voix cassée de Johan Ducanson offre
un contrepoint élégant à la chanson éponyme de Kiss, un poil plus explicite. Il
n’est pas exclu, cela dit, que ces fripons suédois n’aient pas glissé dans ce
“paradis incandescent” une référence au même petit coin d’intimité qui fait la
fierté de la bande à Gene Simmons, mais passons.
En introduction, une intervention radiophonique (à la Saint Etienne) sur l’utilité de “détruire le processus capitaliste qui vérole la culture adolescente”, rappelle que ces natifs de Göteborg tiennent leur artisanat en haute estime. Finie l’ornière shoegazing qu’il avait déjà admirablement visitée avant qu’un cortège de suiveurs ne s’y engouffre sans scrupules, voilà un groupe en pleine affirmation personnelle, comme le confirmera vite son nouvel album au titre anti-programmatique, >Clinging To A Scheme. Même si sa reprise de All About Love de Sade en face B ressemble à une mauvaise blague, le trio racé de Labrador n’est plus là pour plaisanter. Si son mot d’ordre fut un jour “Je n’ai pas besoin d’amour, j’ai mon groupe”, The Radio Dept. a mis le temps des plaisirs solitaires derrière lui. Tant mieux pour son paradis incandescent, osera-t-on ajouter.
En introduction, une intervention radiophonique (à la Saint Etienne) sur l’utilité de “détruire le processus capitaliste qui vérole la culture adolescente”, rappelle que ces natifs de Göteborg tiennent leur artisanat en haute estime. Finie l’ornière shoegazing qu’il avait déjà admirablement visitée avant qu’un cortège de suiveurs ne s’y engouffre sans scrupules, voilà un groupe en pleine affirmation personnelle, comme le confirmera vite son nouvel album au titre anti-programmatique, >Clinging To A Scheme. Même si sa reprise de All About Love de Sade en face B ressemble à une mauvaise blague, le trio racé de Labrador n’est plus là pour plaisanter. Si son mot d’ordre fut un jour “Je n’ai pas besoin d’amour, j’ai mon groupe”, The Radio Dept. a mis le temps des plaisirs solitaires derrière lui. Tant mieux pour son paradis incandescent, osera-t-on ajouter.
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