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Rien que de
savoir qui se cache derrière ce nom de groupe un peu tarte, c’est toute une
machine à fantasmes indie qui se met en branle. Car depuis la démission
prématurée des Moldy Peaches, après un unique album en 2001 à ranger
directement aux rayons des œuvres cultes, on s’était accroché aux albums de
Kimya Dawson et Jeffrey Lewis comme à la bouée de sauvetage de l’antifolk.
Initié au tout début des années 2000 par nos deux héros lors de collaborations
spontanées, le projet The Bundles n’avait pourtant jamais bénéficié d’un
enregistrement en bonne et due forme.
Aujourd’hui rejoints par le frère Jack à la basse, Karl Blau au mixage et Anders Griffen à la batterie, c’est le label K Records qui sort ce petit bijou antidépresseur, et l’on ne voit pas qui d’autre que Calvin Johnson aurait pu prendre sous son aile une telle bande de va-nu-pieds célestes. Première bonne nouvelle, Kimya est en pleine possession de ses moyens et son chant, habituellement dévoué au registre enfantin des nursery rhymes, prend de la hauteur (Pirates Declare War) ou se brise sur les registres rocailleux du blues (Ishalicious). Pourquoi sommes-nous touchés en plein cœur par cette succession de saynètes bancales de folk punk, dignes héritières de l’éponyme Violent Femmes (1983) ? Parce qu’elles ont la familiarité immédiate des longues après-midi passées entre gens de bonne compagnie, parce qu’elles racontent la force de l’amitié, la vraie, celle qui se partage autour d’une musique à fleur de peau et non derrière un écran d’ordinateur forcément trompeur.
Alors, ensemble, on crée un rempart contre le temps qui passe, on redécouvre le plaisir de chanter en chœur et de taper dans ses mains, on revisite le cimetière de notre adolescence, avec ses emportements insensés et ses cuisantes déceptions. Comme sur ce poignant et sublime Metal Mouth où les voix, superposées à la manière d’un dialogue impossible entre résignation, colère et fragilité extrême, nous remplissent de larmes : “Let’s make out with our metal mouth/Our braces will embrace/Just like cars in a junkyard”.
Aujourd’hui rejoints par le frère Jack à la basse, Karl Blau au mixage et Anders Griffen à la batterie, c’est le label K Records qui sort ce petit bijou antidépresseur, et l’on ne voit pas qui d’autre que Calvin Johnson aurait pu prendre sous son aile une telle bande de va-nu-pieds célestes. Première bonne nouvelle, Kimya est en pleine possession de ses moyens et son chant, habituellement dévoué au registre enfantin des nursery rhymes, prend de la hauteur (Pirates Declare War) ou se brise sur les registres rocailleux du blues (Ishalicious). Pourquoi sommes-nous touchés en plein cœur par cette succession de saynètes bancales de folk punk, dignes héritières de l’éponyme Violent Femmes (1983) ? Parce qu’elles ont la familiarité immédiate des longues après-midi passées entre gens de bonne compagnie, parce qu’elles racontent la force de l’amitié, la vraie, celle qui se partage autour d’une musique à fleur de peau et non derrière un écran d’ordinateur forcément trompeur.
Alors, ensemble, on crée un rempart contre le temps qui passe, on redécouvre le plaisir de chanter en chœur et de taper dans ses mains, on revisite le cimetière de notre adolescence, avec ses emportements insensés et ses cuisantes déceptions. Comme sur ce poignant et sublime Metal Mouth où les voix, superposées à la manière d’un dialogue impossible entre résignation, colère et fragilité extrême, nous remplissent de larmes : “Let’s make out with our metal mouth/Our braces will embrace/Just like cars in a junkyard”.
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