- Tous
- Chronique d'album
-
Interviews
A lire
- Tous
- Chronique d'album
- Interviews
À en juger par
le titre de son cinquième album, le feu intérieur qui ronge Scout Niblett n’a
pas fini de la consumer… Comme PJ Harvey et Cat Power (dont les nouvelles
récentes laissent présager une mauvaise rechute), la jeune Anglaise joue un
blues dépouillé, avec le moral dans les chaussettes et les vumètres dans le
rouge (Duke Of Anxiety, Calcination). Et, pour la première fois
de sa carrière, fait mieux que les derniers travaux de ses consœurs
bruitistes : le bourdon, à ce degré d’intégrité, force le respect.
Alternant accalmies et accélérations soudaines à la manière des Pixies (Just Do It, Cherry Cheek Bomb), l’amie de Bonnie ‘Prince’ Billy et Daniel Johnston livre un disque parfaitement indispensable pour changer de décennie, à ce détail près qu’il nous ramène dix ans en arrière. Seule à la guitare et à la batterie, Scout Niblett semble, en effet, tout ignorer des dernières tendances musicales comme des progrès du numérique. Pas plus concernée par le retour du rock – il n’a pour elle jamais disparu – que de la nécessité d’injecter une bonne dose de krautrock dans son art, la furie de Drag City applique sur disque le vieil adage du grillon : “Pour vivre heureux, vivons cachés”. Probablement pas encore assez à l’écart du monde, son petit univers ne semble pouvoir trouver la paix. Cruel, on s’en réjouit !
Alternant accalmies et accélérations soudaines à la manière des Pixies (Just Do It, Cherry Cheek Bomb), l’amie de Bonnie ‘Prince’ Billy et Daniel Johnston livre un disque parfaitement indispensable pour changer de décennie, à ce détail près qu’il nous ramène dix ans en arrière. Seule à la guitare et à la batterie, Scout Niblett semble, en effet, tout ignorer des dernières tendances musicales comme des progrès du numérique. Pas plus concernée par le retour du rock – il n’a pour elle jamais disparu – que de la nécessité d’injecter une bonne dose de krautrock dans son art, la furie de Drag City applique sur disque le vieil adage du grillon : “Pour vivre heureux, vivons cachés”. Probablement pas encore assez à l’écart du monde, son petit univers ne semble pouvoir trouver la paix. Cruel, on s’en réjouit !
Les 20 derniers articles ( Chronique d'album )
-
The Postmarks Memoirs At The End Of The... chronique d'album
-
Television Personalities A Memory Is Better Than... chronique d'album