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Black Noise de Pantha Du Prince

chronique d'album
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Avec This Bliss (2007), Pantha Du Prince réalisait une techno majestueuse, qui payait son legs à la musique contemporaine et aux grands héros de Detroit, en convoquant un romantisme teuton millénaire. Avec Black Noise, assistera-t-on au troisième tome des Souffrances Du Jeune (Hendrik) Weber (son patronyme civil) ? Cela commence mal avec des chutes du précédent Lp, resservies sans une once d’inventivité mélodique, les carillons tintant de manière automatique (Abglanz). Bringuebalé au gré des sollicitations entre sa bonne ville de Hambourg, et celle de sa fiancée, Paris, Hendrik Weber a remixé quelques fleurons pop (Bloc Party ou Animal Collective notamment), avant de signer chez Rough Trade, au-delà du Landerneau électronique.

Il a d’ailleurs convié Noah Lennox, alias Panda Bear, à vocaliser pour une amorce d’ouverture rythmique hors de son studio (Stick To My Side). Fort de cette avancée décisive, A Nomad’s Retreat accentue l’énergie dansante, et Satellite Snyper, le caractère pop eighties. L’intransigeant Behind The Stars gomme vite les velléités pop de ces trois titres successifs. Le morceau Welt Am Draht, caractérisé par ses subtiles percussions, est une ode à la langueur, de même que les deux plages (Im Bann et Es Schneit) qui referment le disque sur des notes au ralenti. Composé trop rapidement, Black Noise n’est pas le grand œuvre que l’on était en droit d’espérer de Pantha Du Prince, encore trop engoncé dans son costume de romantique techno.
Alexandre Cognard
MAGIC RPM  #139
article extrait de :
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