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Pour son cinquième album, Goldfrapp
reproduit un mouvement de balancier désormais connu de ses auditeurs :
après les ambiances aplanies et berçantes de Seventh Tree (2008), le tandem se plonge à nouveau dans l’electro
dance pop, par un bond aussi énergique que celui qu’il effectua de Felt Mountain (2000) à Black Cherry (2003). Pas si
simple ? Oh que si. Goldfrapp fonce, et même tête la première, comme le
martèle l’intitulé de cet album avec une touche explicite telle qu’il l’apprécie
et la revendique : huit morceaux, trente petites minutes et un délai de
livraison plus rapide qu’à l’accoutumée. Le travail consenti sur les rythmiques
italo disco ordonne de dodeliner ou de prendre du plaisir, les paroles sont
toujours aussi évidentes, et la voix d’Alison manifestement sûre d’elle, avec
ou sans filtre.
Peu intimidée par les avis discordants, voire critiques, elle aura raison de ne même pas prendre la peine de sortir du tiroir les citations tarte à la crème de son compatriote Oscar Wilde, du typeHead First n’appelle aucune
critique et n’a que mépris pour ceux
prompts à estimer que Goldfrapp ne veux pas donner autre chose aux gens que ce
qu’ils attendent. Pro jusqu’aux bout des ongles, le duo veut tenir la route.
Celle-ci suit le tracé, aménagé et flashé, de l’autotune. Prêterait-on
attention à ces chansons si elles n’étaient pas signées par lui, ou les
trouverait-on, au contraire, moins prévisibles si elles émanaient d’un artiste
inconnu ? Dans les deux cas, ceux qui veulent davantage iront chercher
ailleurs, ce n’est d’ailleurs pas la concurrence qui manque.
Peu intimidée par les avis discordants, voire critiques, elle aura raison de ne même pas prendre la peine de sortir du tiroir les citations tarte à la crème de son compatriote Oscar Wilde, du type
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