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On avait laissé François Virot déverser des flots
continuels de délicatesse folk sur l'immense Yes Or No (2008), album à l'acoustique tétanisante qui alliait,
dans une économie de moyens qui force le respect, le minimalisme déchirant des
pionniers (Woody Guthrie, Leadbelly) aux dérives ingénieuses des défricheurs contemporains
(Animal Collective, Atlas Sound). Là, la sentence est différente, concise et
brutale. Alors que les exactions solitaires du Dijonnais érigeaient des sommets
de délicatesses indicibles, son pendant collégial est pris de convulsions et
disloque la noise pour l’imbriquer dans une électronique foutraque qui concède
au jubilatoire. La basse épileptique de son frère Charles Virot s’adjoint les
services des synthétiseurs antédiluviens d’Amélie Lambert pour former un
monolithe volcanique dont les poumtchack arythmiques et les vocalises élastiques
de François Virot en seraient le magma sonore qui vrille les sens et invite à
la transe.
Comme si Fugazi et Deerhoof jouaient à saut-de-mouton par-dessus la bedaine de Dan Deacon ou comme si Guv’ner s’amusait à reprendre The Ex dans une kermesse aliénée où le pinard s’écoulerait à torrent. Et lorsque le trio mixte défonce les carcans mélodiques conventionnels pour se faufiler dans un dédale de sonorités alambiquées, ça en devient brillant et on appelle ça de l’art, du grand art même. À l’instar du groupe Cryptacize qui aurait pris des cours de flûte traversière avec Lightning Bolt, les trois joyeux drilles de Clara Clara font autant de raffut qu’une rencontre PSG-OM au Parc des Princes. Les non-initiés biberonnés à la pop molle du genou pourraient trouver l’expérience éprouvante, les autres continueront à agiter leurs guiboles jusqu’à s’en péter les rotules et finir le cul par terre, le sourire aux lèvres.
Comme si Fugazi et Deerhoof jouaient à saut-de-mouton par-dessus la bedaine de Dan Deacon ou comme si Guv’ner s’amusait à reprendre The Ex dans une kermesse aliénée où le pinard s’écoulerait à torrent. Et lorsque le trio mixte défonce les carcans mélodiques conventionnels pour se faufiler dans un dédale de sonorités alambiquées, ça en devient brillant et on appelle ça de l’art, du grand art même. À l’instar du groupe Cryptacize qui aurait pris des cours de flûte traversière avec Lightning Bolt, les trois joyeux drilles de Clara Clara font autant de raffut qu’une rencontre PSG-OM au Parc des Princes. Les non-initiés biberonnés à la pop molle du genou pourraient trouver l’expérience éprouvante, les autres continueront à agiter leurs guiboles jusqu’à s’en péter les rotules et finir le cul par terre, le sourire aux lèvres.
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