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Ce qui transparaît à l’écoute
du nouvel album de Black Rebel Motorcycle Club – leur sixième, déjà – est un
sentiment de gâchis. Car si, en 2001, on sentait chez ces rockers en cuir noir
de San Francisco un vrai potentiel d’excellence, l’histoire en est toujours au
même point aujourd’hui après une quantité d’errements. Issu d’une mouvance
californienne passionnante qu’incarnaient également The Brian Jonestown
Massacre ou The Warlocks, BRMC tombait à l’époque à pic, en plein revival rock,
avec ses mantras de guitares lancinantes et sa dégaine sortie de L’Équipée Sauvage (1953).
Depuis, drogues, alcool et manque d’inspiration (notamment une ridicule tentative avant-gardiste avec The Effects Of 333, 2008) sont passés par là. Si Beat The Devil’s Tattoo se veut le disque de la résurrection, il s’agit en fait d’une resucée stylistique pour un groupe qui, s’il possède pour le coup un son bien identifiable, n’a pas l’air d’avoir progressé d’un pouce. En ouverture, le single qui donne son titre à l’album a quelque chose d’engageant. Mais bien vite, on réalise qu’il ne fait que donner le ton d’un disque quasi monolithique – on distinguera une poignée de ballades acoustiques tout de même réussies (comme Sweet Feeling’s Gone, The Toll). Malgré tout, on ne voit pas trop en quoi BRMC se veut rebel.
Depuis, drogues, alcool et manque d’inspiration (notamment une ridicule tentative avant-gardiste avec The Effects Of 333, 2008) sont passés par là. Si Beat The Devil’s Tattoo se veut le disque de la résurrection, il s’agit en fait d’une resucée stylistique pour un groupe qui, s’il possède pour le coup un son bien identifiable, n’a pas l’air d’avoir progressé d’un pouce. En ouverture, le single qui donne son titre à l’album a quelque chose d’engageant. Mais bien vite, on réalise qu’il ne fait que donner le ton d’un disque quasi monolithique – on distinguera une poignée de ballades acoustiques tout de même réussies (comme Sweet Feeling’s Gone, The Toll). Malgré tout, on ne voit pas trop en quoi BRMC se veut rebel.
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