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Durant deux ou
trois saisons, entre 1995 et 1996, Babybird fut l’une des plus enthousiasmantes
bizarreries à éclore outre-Manche. Loin d’être un oisillon tombé du nid,
Stephen Jones a déjà trente-deux ans et une carrière dans le théâtre
underground lorsqu’il décide d’inonder le marché avec cinq albums assemblés à
partir d’un stock de quatre cents démos accumulées au fil des ans. Une sorte de
grande œuvre pop lo-fi et expérimentale qui secoua ses contemporains par sa noirceur,
son étrangeté presque malsaine et sa drôlerie décalée. Babybird devait
rapidement amortir l’investissement avec la sortie d’un premier album studio plus
conforme aux canons britpop en vigueur à l’époque, remportant avec le simple You’re Gorgeous un succès aussi
foudroyant qu’éphémère.
La suite est plus erratique, partagée entre des disques sans beaucoup d’intérêt et des romans dont on ignore s’ils ont été lus par ses concitoyens. Ex-Maniac est aujourd’hui censé consacré le retour aux affaires de Stephen Jones. L’opération ressemble surtout à la décongélation d’Hibernatus, tant l’album est daté et sonne comme le tout-venant de la pop anglaise des années 90. Guitares, basse, batterie et claviers sont mollement mobilisés autour de mélodies d’une banalité confondante. Si Failed Suicide Club passe la rampe grâce à des paroles touchantes et Bastard reste dans l’oreille grâce à un premier couplet bien troussé, la plupart des morceaux sont dessinés à gros trait et ploient sous une rythmique et des guitares grossières, un chant gueulard et graisseux, évoquant parfois une sorte de mauvaise imitation du U2 d’avant-hier (For The Rest Of Our Lives). Que quelqu’un rebranche le congélateur.
La suite est plus erratique, partagée entre des disques sans beaucoup d’intérêt et des romans dont on ignore s’ils ont été lus par ses concitoyens. Ex-Maniac est aujourd’hui censé consacré le retour aux affaires de Stephen Jones. L’opération ressemble surtout à la décongélation d’Hibernatus, tant l’album est daté et sonne comme le tout-venant de la pop anglaise des années 90. Guitares, basse, batterie et claviers sont mollement mobilisés autour de mélodies d’une banalité confondante. Si Failed Suicide Club passe la rampe grâce à des paroles touchantes et Bastard reste dans l’oreille grâce à un premier couplet bien troussé, la plupart des morceaux sont dessinés à gros trait et ploient sous une rythmique et des guitares grossières, un chant gueulard et graisseux, évoquant parfois une sorte de mauvaise imitation du U2 d’avant-hier (For The Rest Of Our Lives). Que quelqu’un rebranche le congélateur.
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